dimanche 7 novembre 2010

Cusco - Pisac

Nous arrivons ce dimanche midi a Cusco.

Petit coup de fil a la famille puis nous allons partir a la decouverte de la ville. Nous allons y rester quelques jours.

08/11 - Arrivee et visite de cusco

Le bus se gare dans un quartier peripherique, a la vue de ce qu on a deja traverse et du plan de la ville en notre possession, nous prenons un taxi pour nous deposer a l adresse d un hotel trouve sur le guide. La ville est assez etendue dans une large vallee. Il y a +/- 300 000 habitants, peu de construction en hauteur (1 ou 2 etages). Le paysage est quand meme bien plus urbain que ce que nous avions pu voir ces dernieres semaines.

Le taxi nous depose a l entree d une rue pietonne (chouette on sera au calme), le tout a quelques cuadras de plaza de armas.

Nos gros sacs poses, nous descendons sur une grande artere pour rejoindre le monument pachakutec, une tour en pierre avec une statue sur laquelle il est possible de monter pour avoir une vue panoramique sur la ville.
A l interieur de la tour un mini muse sur les chefs incas et leurs regnes.

Nous traversons un marche, puis un enchainement de ruelles jusqu a l eglise Sto Domingo (nous la visitons, colossal mais un peu ronge par l humidite).

Ballade jusqu a la plaza de Armas, place impressionante sur laquelle donne 3 eglises et dont les abords sont tout en arcades et balcons colores. Vraiment tres beau. Une halte a un cafe chic dont la terrasse est l un de ces balcons qui offrent une superbe vue. Petit moment de detente.

On repart vers le quartier historique (incas) San Blas, belles ruelles aux murs en pierres aux tailles complexes. On dirait que les incas jouait a une version un peu lourde du Tetris bien avant la game boy !
On flane dans les galleries d art du quartier, la nuit se met a tomber.

Petit restau, et a la fin du repas un groupe de musique (andine) rentre dans le restau et jouera un moment (guitares, yukulele, flutes, percus).
Nous finissons notre infusion en musique et regagnons l hotel.

09/11 - Visite de cusco (suite)

On depose pres de l hotel notre sac de linge sale et poursuivons vers le grand marche. Sur la route nous nous arretons aux agences de tourisme pour nous renseigner pour le trek de l Ausagante. Pas pour en faire l ascension car il culmine bien au dela des 6000 mais il est possible d en faire le tour en 4-5 jours avec des traverses de cols a 5200m. Ca devrait etre la prochaine etape du voyage. Les agences ne nous renseigne pas beaucoup, le personnel competent ne semble pas etre du matin.





On finit par arriver au marche, on y flane, des fruits, legumes des cereales, de la viande et du poisson (le tout non refrigere) ; Des fleurs et de l artisanat ; et enfin les stands de cuisine, nous nous y faisons servir un petit dej plutot copieux : riz patates saucisses bananes tomates oignons... Pour faire glisser un jus de fruit frais presse devant nous (delicieux).

Apres le plein de sucres lents et de vitamines nous faisant le tour des musees de Cusco, plutot decevants, pas grand chose a voir, peu d explications.

Nous retournons vers les rues vivantes du centre et faisant une petite pause au cyber a midi pendant que le soleil tape fort.

En synthetique, on reviendra publier la version longue plus tard de la fin de Cusco et de l Orga des treks

L apres midi, nous rendons visite a une association de voyage, nous prevoyons de partir pour l Ausangate.

Puis visite des ruines au dessus de Cusco a cheval.
Restau veget le soir.

10/11 - Visite de Pisac

Visite du marche et des ruines.

Organisation des deux treks que nous allons enchainer.

- (10/11) 6 jours dans les communautes reculees loin des circuits touristiques en pseudo humanitaire dans les villages non relies par des chemins (sans eau potable, sans electricite) ou il ne se parle que le Queschua. On part avec brosses a dents, savons, stylos, cahiers ... Le tout sur notre dos muscle (et celui de notre guide) car qui dit pas de chemin dit pas de mule.
A 6 h de route de Cusco vers l amazonie (direction Puerto Maldonado), on recupere un embranchement puis apres c est piste de camion puis a pattes.

Le lendemain du retour (16/11)
- 5 jours pour faire le tour de l Ausangate

Ca promet, on essaiera de donner signe de vie entre les deux.

Perou, Cusco

Chinchero

Arrive aux alentours de 11h, la ville parrait calme, trop calme...

Nous nous rapprochons du centre ville (ruelles plus larges et pavees).
Toujours aucune pencarte -Hostal- sur les facades.

Une dame en tenue traditionnelle nous aborde, elle est tisserande et nous propose de nous montrer leur travail.

Elle nous conduit dans un cours, elles sont sept femmes assises par terre, elles tissent a la main des lainages colores, confectionnent bonnets, gants, ceintures, tantures. Nous posons nos sacs et les regardons travailler.

Une d entre elle nous explique tout le processus de fabrication (lavage, effilage, la teinture, le tissage). La teinture est issue de feuilles, de cochenilles (petites bebetes grises comme des morceaux d aluminium puis rouge une fois ecrasees).

Une autre femme nous apporte un mate, il serait impoli de refuser.
Nous regardons les plus jeunes, effiler et les plus anciennes tissent en s occupant des bambins qui jouent entre elles.

Nous achetons quelques confections pour un prix modique.

Nous continuons dans la rue et trouvons un hotel qui demande un prix exhorbitant pour l endroit. Nous commencons a etre aguerri en negoce (la ou on essaye de nous prendre pour des amerloks) nous ferons baisser le prix de 2 fois 1/2.

Rien a faire l aprem a Chinchero, on se ballade dans les ruelles qui sont dessesperement vides.

On se trouve un petit restau, soupe de riz legumes et poisson frit.

Nous marchons vers les ruines, visitons la cathedrale.

Leve tot dimanche matin, direction le marche de Chinchero.
Tour dans le marche, vendeuses en habits traditionnels. Marche tres colore.

Puis nous allons sur la montagne d en face pour le point de vue sur les ruines (balcon de l inca).

Perou, Chinchero

jeudi 4 novembre 2010

Ollantaytambo, Salinas, Moray, Maras

Trajet Aguas Calientes Ollantaytambo

On sort de l hotel (deja grand soleil et ciel bien bleu) et prenons la route pour une agence de Perou Rail que nous qvions vu la veille. L horaire indiquait 9h20 pour Aguas Calientes - Ollantaytambo.

Nous comptons rester dans la vallee sacre des incas en avancant vers les villes depuis lesquelles nous pourrions rayonner : Ollantaytambo - Chinchero en se rapprochant de Cusco.

Optimistes nous y arrivons a 8h40 et dechantons rapidement. 40 sieges dont 37 occupes par des locaux. Toutes les 5 minutes quand la seule guichetiere a fini avec un client, tout ce beau monde joue aux chaises et avance d une case. Il y a aussi cette feuille accrochee au mur qui dit "les billets doivent s acheter 24h avant le depart".

Nous changeons de tactique et partons direct a la gare. Nous y arrivons a 9h. Un guichet ouvert, soulage on peut acheter nos billets (66 dollars /2) dans le train a touriste, une vrai fortune par rapport a ce que coute la vie ici, mais pas trop d autre solution pour poursuivre la route. Nous montons dans notre wagon a touriste avec le toit panoramique. On nous amene les boissons, les hauts parleurs diffusent des airs connus de variete americaine et europeenne repris a la flute de pan (de Khaled a Phil Collins). Nous traversons de jolis paysages, champs de mais et en secomd plan les montagnes enneiges.

Durant les deux heures de trajet nous suivons la meme vallee et la meme riviere a la couleur marron foncee semblable a du chocolat fondu.

Ollantaytambo

Apres midi (du 04/11) a ballade dans les ruelles.
On regarde pour louer des chevaux pour le lendemain (on veut faire le circuit Salinas, Moray, Maras). On est dans un coin assez touristiques (ruines d Ollantaytambo) les tarifs sont prohibitifs.

A notre hotel, nous laissons notre linge pour le recuperer propre le lendemain matin.

Nous avons une petite chambre mais un grand jardin fleuri tres beau.

Salinas, Moray, Maras

05/11 - Reveil sous un ciel presque entierement bleu (ce qui est assez rare ici).
Petit dej dans le meme restau que la veille au soir. Une sorte de cantine pour les locaux tres copieuse. Au menu du matin (8h) Lomo saltado, boeuf sauce salee, riz, tomate, patate. Ca devrait nous tenir au corps.

Nous prenons un collectivo pour Urubamba a mi-chemin (voir photo), puis apres avoir reussi a nous debarasser des chauffeurs de taxi nous prenons un bus pour Maras. Maras est un village depuis lequel nous pourrons acceder aux deux sites du jour. Une fois arrive a l embranchement de Maras le bus nous fait descendre. Nous continuons le chemin a pied. Un panneau indique Salineras, nous le suivons. Un homme en voiture a sens contraire s arrete et nous indique qu un chemin plus court peut se faire a pied. Nous allons dans la direction qui nous indique. On se retrouve fasse a un fausse plein de plantes a epines, des paysans nous expliquent depuis lautre bord comment traverser... On s en sort avec qques egratignures.

On discute avec le couple de paysans et accompagnons l homme et ses anes une partie du chemin.

Nous finissons par arriver a Saliners, c est tres impressionant, les photos ne restranscrivent pas la luminosite de ses baignoires de sels.
De l eau salee descend de la montagne et elle est derivee pour irriguer chacunes des terrasses. Chaque terrasse appartient a une famille qui l exploite et en vend le sel.

12h45 Nous quittons les lieux et retournons a Maras, 1h15 a bonne allure sous un soleil de plomb.
Nous entrons dans le village et la place centrale bien que tres grande est presque deserte. Trois bouibouis accoles proposent a manger. Nous commenderons deux arroz a la cubana (delicieux : riz, patates et oeuf et bananes frits).

Un peu casse par la chaleur nous prendrons un taxi pour aller a Morey et qu il nous ramene. Nous nous balladons dans une sorte de laboratoire agricole geant construit par les incas. Des systemes de plateaux et d orientation leur permettait de tester quelle culture poussait le mieux dans quelle conditions.

Perou, Ollantaytambo, Salinas, Moray, Maras

Demain (06/11) visite des ruines d Ollantaytambo et depart pour Chinchero.

mercredi 3 novembre 2010

Aguas Calientes et Machu Picchu

Nous sommes arrive du trek et avons pris un day off (bains dans les sources chaudes).

Du retard sur l ecriture mais ca prend du temps et pour l instant la meteo est avec nous, je pense boucher les trous quand on aura de la pluie.

On vient de faire le Machu Picchu aujourd hui c etait vraiment grandiose.

3h20 le reveil n a pas encore sonnne mais on est deja reveille et tout excite. Petit dej au lit (yop, cacolac, cereales). On finit de preparer les sacs.

Sorti de l hotel avant 4h lampe frontale a la main, directions Puentes ruinas a +/- 3km (il est tot mais la foulee est decidee).


Il faut dire que si nous avions achete la veille les tickets d entree du Macchu Picchu, seuls les 400 premiers visiteurs a se faire tamponer (une fois sur le site) peuvent acceder au Wayna Picchu et profiter de la vue qui surplombe le site. Les premiers bus partent d AguaCalientes a 5h30 il va falloir les moucher !

En ralliant Puntas ruinas, d autres lumieres de frontales se joignent aux notres (ca nous rassure de pas etre les seuls fous a se lever au milieu de la nuit, surtout que certains y vont en footing).

4h30 nous arrivons au pont, une cinquantaine de personnes sont deja la. Quasi exclusivement que des jeunes 15-35 ans. Le pont est ferme et le garde a pas l air plus presse que ca, il nous dit qu il ouvrira peu etre un peu avant 5h. La pression monte. On est au pied de la montagne et on se doute que le chemin va etre costaud.

4h45 il ouvre les les portes du pont et controle brievement les tickets d entree. La foule (on a ete rejoint par 150 - 200 autres personnes) part a fond les ballons (et nous de meme). On dirait un depart de marathon. On apprendra plus tard s appelle les 1400 marches (et si les peruviens sont petits les pierres qui font office de marches elles sont bien hautes!!)

On monte parfois en s aidant des mains (a 4 pattes), toujours a la lumere de la frontale. Le froid de la nuit ne s est pas dissipe mais sous l effort nous sommes trempe de sueur.

Tout le monde (parti trop vite) se retouve en nage et a bout de souffle, ca se transforme vite en course d endurance (on est bien entraine pour ca !).
La luminosite du soleil arrive petit a petit pendant que nous continuons d enchaine mecaniquement la montee.

On arrive sur le site un peu apres 5h30 est est mouille, on se gele mais on se fait tamponer l entree du Wayna pour y monter a 7h ! Nous avons obtenu le precieux sesame !

On rentre a 6h, on est presque les premiers sur le site, on a l impression que c est nous qui sommes en train de decouvrir l endroit en pleine nature.
C est splendide, la cite est perchee en haut de la montagne et le cote imposant des constructions, leur integration dans le site et leur etat de conservation fait que l on pourrait presque imaginer les incas y vivre aujourd hui.

On profite que le site soit vide pour prendre quelque photos, et restons bouche bee a chaque nouvelle perspective que nous offre le lieu.

Nous sommes un peu inquiet le Wayna est sous le brouillard, la vallee aussi est sous la brume et ca semble monter. Finalement le ciel bleu l emportera et on aura un temps magnifique.

On monte le Wayna, 1h de marche en pierres en rab. Pour arriver au sommet il faudra traverser un tunnel a l interieur duquel il nous faudra nous contortionner pour passer. De la haut la vue est grandiose. On s y installe, preparons et mageons nos sandwiches. Nous passerons l heure suivante l air beat a contempler la magnificience de l endroit.

10h30 Le soleil brille, les nuages de la valle se sont dissipes, nous redecendons du Wayna et faisons le tour des ruines en suivant les groupes avec les guides pour se faire expliquer. (Notre neo trilinguisme a son utilite). Nous apercevons des chinchillas peruviens (voir photo, ils sont dans l ombre).

Dans la partie superieure du site nous rencontrons les lamas, nous faisons un seance photo puis une petite sieste avec eux.
On finit la visite, nous promenons encore sur ces lieux puis rentrons sur Aguas Calientes.

Soiree repos a se cremer les coups de soleil (malgre la creme solaire). Petit restau pres de l hotel et retour pour la derniere nuit dans notre chambre en bois. On soupconne que quelque chose dorme avec nous a la vue des piqures sur nos mollets. Ce qui ne nous empechera pas de dormir encore comme des bebes.

Perou, Machu Picchu

Demain on va prendre un train vers Ollantaytambo d ou on rayonnera, il y a de belles choses a voir vers la bas. On vous racontera bientot.

mardi 2 novembre 2010

Trek J6 - 7 Yanama - Totora - Playa - AguasCalientes

J6 - Yanama / Totora

Depart dans la brume, le chemin est en pente douce et suit les cours d´eau, eux-memes ponctues de cascades. Nous essuyons quelques petites averses.
Nous arrivons sur la montagne a franchir, la pente devient plus franche, il commence a faire plus froid, nous ressentons un peu le manque d´oxygene, surtout que le brouillard est de la partie. On puise l´energie dans notre gourde ou la famille nous a prepare du mate de coca bouillant.

On franchit le col a 4700m d´altitude. Nous croisons des locaux qui font le chemin avec plusieurs tubes de PVC de 3m de long sur les epaules et un couple de francais qui vivent au Perou. Nous descendons et rejoignons Totora: nos jambes ont pris le pli et on chemine de mieux en mieux.

Le village est assez grand en comparaison a ce aue l´on a vu les jours precedents, on revoit les grands cables electriques.
Nous nous installons sur le terrain d´une famille qui tient une epicerie. Apres avoir onte la tente et avoir bu une cusqueña (biere locale) en regardant le coucher de soleil, nous nous avancons vers la maison et demandons si nous pouvons nous joindre a eux (dehors ca caille et dedans il y a le feu). Ils nous laissent deux places pres du feu sur un bout de petit banc (20cm de haut) : plus on est bas et moins on respire la fumee!
On est tous assis le long du mur sauf la mamie en face de nous, qui prepare le repas avec son enorme couteau. Elle a 5 marmites plus les bouilloires qui jouent aux chaises musicales pour passer sur le feu.
Nous esaierons de parler avec elle mais elle ne parle que quechua. Elle nous prepare de la viande de boeuf qu´elle sort d´un sac plastique et qu´elle decoupe dans ses doigts avat de la jeter dans l´huile bouillante. Elle nous le servira avec du riz et des petits legumes : carottes, tomates et oignons rouges (tres bon).
Par terre un petit cuy blanc vient se rechauffer pres du feu sans savoir qu´un jour celui-ci lui sera fatal! Au plafond il y a de la viande de boeuf sechee et salee dans la fumee.
Alberto nous offre du mate arrange avec un peu de caña avant d´aller se coucher. Pour lui le rhum sert a dormir ou lutter contre la fatigue, la maladie... il en fait une consommation reguliere. Un autre arriejo, Celestino, croise a Yanama, semblait lui aussi avoir ce penchant pour la cane a sucre distillee...

Reveil au milieu de la nuit par la pluie, les affaires qui depassent de la tente seront un peu mouillees... mais Alberto nous fera secher le matin pres du feu nos chaussures pendant que nous degusterons oeuf et riz dans notre tente.


J7 - Totora / La Playa / Aguas Calientes

Leves tot (6h) et donc petit dej dans la tente : il pleut toujours. Nous partons de bonne heure pour qu´Alberto puisse revenir sur Totora avant la nuit. Le chemin pourrait servir pour des 4*4 si des eboulements ne bouchaient pas la route par endroits.

On franchit plusieurs rivieres sur des ponts qui sont en fait constitues... d´une ou plusieurs grosses branches. Le temps est encore couvert, le brouillard n´est pas tres loin au dessus de nous. 5h plus tard nous arrivons a la Playa, nous prenons un verre avec Alberto puis nous lui disons adieu ainsi qu´a Canelo et Enjel, nos gentilles mules.

Nous prenons un premier collectivo pour aller sur Santa Teresa, puis un second jusqu´a la station hydroelectrica, ou les trous sur la route nous font largement decoller des sieges!

Le dernier train pour Aguas calientes nous passe sous le nez, nous faisons donc le chemin a pied (10km): beaucoup d´oiseaux de paradis et de bananiers! Un colibri vert clair vient butiner pres de nous. Nous suivons la voie ferree tout le trajet (dont un pont en metal tout rouille et deux tunnels forcement pas eclaires...un peu flippant).

Nous arrivons au village a la tombee de la nuit: l´hotel du guide du routard est introuvable, heureusement le sosie de Benicio del Toro nous conduit a un hotel super sympa, El mistico, genre interieur chalet tout en bois.

Perou Trek J5 6 et 7 - Maizal - Yanama - Totora - Playa

Trek J3 4 et 5 - Marampata - Choquequirao - Maizal - Yanama

J3 - Marapata - Choquequirao

Lolotte va mieux, soupe de pates au petit dej pour se donner des forces.

Il nous reste 1h30 de route le matin pour arriver au chok. Chemin plat, Laurianne remonte un peu la seconde mule pour s econoñiser.

On rejoint rapidement le camping ou nous passerons la nuit (des batiments en dur pour le tenancier et pour les commodites, on avait perdu l habitude).

A la difference du Macchu le site est eclate a plusieurs endroits.
Nous descendrons seuls aux "ardennes" : systeme de terrasses en cascade en cascade pour l agriculture.

C est immense, le site est vraiment impressionant, cela ressemble a un amphitheatre a l echelle d une montagne. Entre les ranges est dispose un systeme d irrigation.

Nous nous balladons dans le site, nous sommes seuls !
En remontant nous rencontrons nos 2 mules, elles sont seules, nous les remontons avec nous.

C est 13h, petit creu mais vu que le tenant du camping n est pas la, et qu on a pas de quoi cuisiner on mangera + tard... (on se contente de quelques crackers)

Nous marchons vers la partie haute du site qui est de toute beaute, une grande place centrale, des batiments d habitation, des greniers aux grandes fenetres allongees, des batiments religieux et administratifs a differents endroits du sommet de la montagne. Au plus haut point ce qui pourrait etre la maison de l inca. Plusieurs heures a admirer le site avec les commentaires brefs mais interessants d Alberto.

Redescente au campement, vu imprenable sur les montagnes avoisinantes.

Repas avec les tenanciers du camping et les gardes du chok.

On met dans l eau les patates deshydratees achetees avant le depart - specialite andine, ils les font trmper puis geler sur l altiplano (plusieurs fois) avant de les secher, et une fois seches elles sont desydrathees et ne pesent presque rien -
On va au lit.

Reveil matin, petite toilette et lolotte re-rentre dans la tente, entree suivie d un hurlement digne de l exhorciste, je la tire hors de la en apercevant la grosse arraignee (un peu + petite que les tarantules de la veille mais bien velue !).
Le tenancier du camping qui etait dans le coin nous en debarrassera en nous indiquant "attention dangereux ..."

Les nuits suivantes nous isolerons la tente des insectes avec notre moustiquaire !!

J4 - Choquequirao - Maizal

Comme les jours precedents Alberto prevoit reveil a 7 et depart a 8 et nous partons a 9h en attendant qu il finisse d harnacher les mules.

Nous remontons le chemin de la veille qui menait au chok pour atteindre l autre versant. Sur celui nous comprenons que la journee va etre dure, il va falloir redescendre jusqu a l embouchure des rios blancos et victoria et remonter la montagne suivante qui est baleze ! En deniveles cumules on va faire du - 1200 / + 2000. La nuit tombant vers 17h45 il va falloir cravacher si on ne veut pas terminer a la frontale.

Journee effectivement difficile !

Nous descendons d un tres bon pas et atteignons la riviere vers midi, il faut faire traverser les mules et le courant est fort, Alberto cherche un bon moment le meilleur endroit pour qu elles passent il n a pas tres sur de lui. Nous cherchons avec lui si nous voyons des traces de sabots sur les bords. Les mules traversent.

Nous passerons sur une planche en bois de plusieurs metres eclaboussee par le bouillonement des courants ... (Ne pas reflechir a "si je tombe ?").

Pause de l autre cote, on mange quelques patates rehydratees nature, ca a le gout et la consistence de patates bouillies nature...
Nous refaisons le plein d eau a la riviere et ajoutons nos pastilles. Au moment de repartir Alberto nous demandera de vider la bouteille de 3L que nous contions charger sur la mule en + des 3L dans nos sacs a dos. Nous imaginons qu il y aura d autres sources sur le chemin pour refaire le plein. Nous vidons la bouteille et commencons l ascension.

Il est 13h il faut un soleil de plomb et une chaleur suffocante. La cote est en fait des enchevetrements de pierre qu il faut a moitie escalader. Laurianne abandonne rapidement et monte la mule de secours. Moi j en ·bave· des ronds de chapeaux. Nous ne verrons plus jamais d eau. Je partage les 3L avec Alberto qui galere aussi a monter, laurianne seche sur sa mule. La montee se fait vraiment dans la douleur, a chaque portion du chemin il faut se remotiver pour ne pas abandonner. Ces heures de montee paraissent interminables. Nous arrivons a Maizal a bout de force.

Nous apprendrons le lendemain d un autre guide que cette portion de chemin a cette heure etait pas serieux voire dangereux. Les Canadiens partirons du fleuve a 4h du matin pour monter a la fraiche.

Maizal restera pour nous une ferme (culture mais + elevages) en haut de la montagne, nous ne verrons pas d autre trace de vie. Nous restons devant la ferme a regarder le soleil se coucher en reprenant peniblement notre souffle.

Nous faisons connaissance avec la famille : 5 femmes et une fillette. Avant le depart nous avions achete un sac de bonbons nous en faisont profiter la fillette qui ne doit pas en voir souvent. Le lieu n etant accessible que par le chemin des mules et il n est pas si simple d y monter !!

Depuis que nous avons quitte Cachora il n y a plus d electricite.
Mais la on commence a prendre conscience d etre dans des communautes qui vivent en quasi autarcie, sans electricite et avec un minimum de confort.

Laurianne va avec Alberto amener les mules petre, les chevres reviennent a la ferme pour la nuit. On nous invite a rentrer dans la maison pour prendre le repas.

On nous invite a rentrer dans la maison pour le repas. Maison en adobe (terre/paille/chaux) avec ouvertures sans fenetres. 2 pieces avec mezzanine, dans la premiere il y a un feu c est la ou se prepare la cuisine et ou reste la famille des que le froid tombe et la seconde est la salle a manger (une table / 2 bancs sommaires, une bougie). On nous conduit dans la piece pour manger, au sol il y a des couys. Une vingtaine, on mangera avec en fond sonore la symphonie des cuys.

Les murs sont tres fonces, cela rend l interieur tres sombre.
On nous sert une grande assietee de riz viande legumes, on est presque trop fatigue pour manger ...

Nuit ecourtee par le chant du coq autour de la tente a 4h.

J5 - Maizal - Yanama

Apres une bonne soupe patates maÏs legumes nous remercions les femmes et reprenons la route. Laurianne persiste a se faire une natte comme les peruviennes mais en tenue de rando ca fait plus Lara Croft.

Le temps est degage, beau soleil. Nous rejoignons la montagne suivante qui surplombe les environs. La marche est lente les muscles ne se sont pas remis du traumatisme de la veille ; et je souffre de deshydratation a cause du manque d´eau du jour d´avant. Heureusement cela va aller mieux a la fin de la journee.

La montagne que nous montons hebergeait des mines, nous croisons plusieurs entrees de tunnels. Le chemin est toujours en cote et je m´essae a monter sur la mule deux fois 20 minutes mais ca la fatigue vite.
Nous finissons par arriver au sommet et restons scotches par le panorama qui s´offre a nous. Une sorte de grand cairn (construit pour honorer la pachamama) a cote duquel on a une vue a 360 degres sur les montagnes, les vallees et les glaciers aux alentours. Nous restons un long moment a mediter et a admirer les lieux, a 4200m d´altitude.

Nous redescendons sur l´autre versant pour rallier Yanama. Le chemin est parfois creuse dans la roche au bord du precipice.
Nous approchons du village, Alberto nous indique qu´il y a a peu pres 1000 personnes qui vivent ici, une ecole, un petit terrain de foot et des champs de patates. Cette communaute est connue pour ses papas (patates) cultivees au naturel.

Nous rencontrons la famille chez laquelle nous allons camper et mange, ils sont encore plus accueillants que les precedents et bienveillants envers nous. Ils nous installent a leur table et nous font un bon repas. Pendant que nous mangeons avec les cuys a nos pieds (on en a pris l´habitude) la mere prepare le bain pour le petit dernier, avec de l´eau qu´elle a prealableñent fait chauffer sur le feu (on est largement au dessus de 3000 m d´altitude et ca caille vraiment). Nous mangeons avec la lampe frontale allumee sur la table comme ue bougie car il n´ a bien sur pas d´electricite.

Apres avoir enfile le max d´epaisseurs de fringues et s´etre fait preter une grande couverture nous nous installons dans nos duvets. On passera une bonne nuit malgre un petit orage et une petite pluie.

Nous nous reveillons dans la brume. Le plus dur sera la douche avec le tuyau relie a la source qui conduit de l´eau dont la temperature est plus proche de celle de la solidification de l´eau. On comprend mieux le sens du mot rude. Lolotte se transforme en Dr Quinn et distribue un peu de notre trousse a pharmacie a nos familles d´accueil.

Perou Trek J3 4 et 5 - Marampata - Choquequirao - Maizal - Yanama

Trek J1 et 2 - Cachora - Chiquista - Marampata

On retrouve Alberto et une mule, une seconde s ajoutera a lexpedition dans la matinee. Il a apporte le matos de camping que l on doit louer (duvets, tente, tapis de sol). Nous chargeons cela avec nos sacs sur la mule. Pour qu elle reste tranquille pendant qu il la charge il lui met son pull sur les yeux ...

On part, le chemin est assez large, on pourrait y passer en quad. Nous traversons le flanc d une montagne en face de nous des sommets plus hauts couronnes de neiges eternelles. La pluie est de la partie mais nous abandonne au bout d une heure. Au moins on a teste nos super ponchos qui nous font ressembler a deux sacs poubelles.

Nous laissons muletier et mules derriere nous apres avoir convenu du point de rendez vous pour le bivouac du soir.

Devant nous a quelques metres sur le chemin quelque chose se deplace au sol, en se rapprochant nous croyons a une migale vue la taille, puis de plus pret au regard des proportions il s avere que c est une tarentule. lolotte exagere souvent sur la taille de ces bebettes mais la c est du tres gros modele !! L abdomen et la tete du diametre d une balle de ping pong et pattes etendues la taille d une main doigts ouverts.

Nous en croiserons 2 autres en chemin. La marche se passe bien, trajet assez facile. Nous faisons un extra en descendant voir la maison de l inca une grande pierre blanche d une dizaine de metres au fond de la vallee, la seule de la zone parait il. Les essaims de guepes nous dissuadent d y rester trop longtemps.

Sur cette portion il y a chaque +/- 5 km une cabane ou des locaux vendent des sodas. Nous profitons des bancs et des coins ombrages.

Nous arrivons les 1ers a l espace de campement, c est tres beau, des papayers, des bananiers, des fleurs.

Ce qui est moins beau c est l etat du materiel de camping, nous n avions rien deballe au moment de louer (erreur !), la tente est rikiki, les duvets ne sont pas de toute jeunesse et sentent la mule(on est content d avoir apporte de sacs a viande pour se mettre dedans).
La moustiquaire de la tente a la fermeture eclair cassee.

Autre surprise nous avions convenu qu alberto prendrait les affaires de cuisine (casserole, assiettes couverts) ce qu il n a pas fait. Il nous dit qu on trouvera dans les campings et dans les villages pour se debrouiller.

Pendant que nous nous installons un groupe de 10 canadiens fracophones arrivent. Eux sont la par agence, on leur monte la tente et leur apporte la biere...

Alberto nous presente au tenancier du camping Uriel qui s avere etre un membre de sa famille, nous mangerons tous les 4 a cote de la cabane du camping a cote des autres arrieros (pates, sauce tomate anchois...). Les canadiens mangent pres de leur tente.

Sur le chemin qui va de la cabane a la tente, nous verrons une 4eme tarentule (je rappelle que notre tente ne ferme pas!). Au moment de s endormir on fait pas les fiers.

Trek J2 - Chiquista - Marapata (27/10)

Nuit sans heurt, quelques moustiques, quelques piqures mais ca va. On nous indique la douche au milieu des bananiers (voir photo avec les baches ca vaut l coup d oeil). Nous decretons ne pas sentir encore assez mauvais et repartons apres un mate et quelques crackers.

Nous partons apres les canadiens et les rattrapons par petits groupes.
Nous descendons la montagne pour rejoindre le rio Apurimac (fleuve qui delimite la region Apurimac de la region de Cusco). Nous traversons le pont et commencons l ascenscion de la montagne d en face. Ca grimpe en zig zag et il faudra arriver en haut pour apercevoir le chok. Chok Diminutif qu utilisent les peruviens pour le choquequirao (on le lira avec toutes les orthographes jusqu a chokekiraw). Les paysages sont magnifiques mais la chaleur nous casse un peu les jambes. Debut d apres midi le soleil plombe, pas d ombre, Lolotte commence a plus se trouver tres bien. On fait des pauses regulieres mais c est dur. Une fois au km 28 (la fin de la cote) Lolotte ne se sent pas de manger (mal au ventre qui se transformera en gastro enterite), on en restera la pour aujourd hui le chok nous attendra jusqu a demain matin. On plante la tente. Repos. Surtout pour Lolo.

Perou Trek J1 et 2 Cachora - Chiquista - Marapata